Partager l'article ! Le Banquet ou une sacrée histoire d'amour: Bonjour à tous ! Après quelques semaines (oui, enfin plutôt quelques mo ...
Bonjour à tous !
Après quelques semaines (oui, enfin plutôt quelques mois) d'abandon de ce blog, me revoilà de retour avec dans ma carte mémoire interne (n'allons pas essayer de parler de cerveau) des lectures d'été.
Le deal entre les hypokhâgnes et les futurs élèves martyrs consiste, entre autre, à passer ses vacances scolaires à potasser des bouquins. Rien de bien méchant puisqu'en plus c'est agréable ! En ce qui me concerne, le lycée Fénelon a donné cette liste (je suppose que beaucoup de prépas littéraires ont des titres en commun) :
Pierre Hadot, Qu'est-ce que la philosophie antique ?
Rousseau, Du contrat social
Descartes, Discours de la méthode
Platon, L'apologie de Socrate
Platon, le Banquet.
En fait, seule la bibliographie de philosophie était vraiment obligatoire : en littérature, il fallait seulement relire les grandes oeuvres, en histoire-géo, il n'y avait que des livres conseillés, et en espagnol deux bouquins seulement à lire pour la rentrée (Lorca, La casa de Bernarda Alba et Rulfo, El Llano en llamas). Bref : un mois de juillet à baver sur les grands classiques du 16ème à aujourd'hui (j'avoue humblement que j'ai particulièrement insisté sur une certaine période du 19ème), et le mois d'août à lire ces livres obligatoires.
Et ben j'ai pas regretté !
Rousseau est très cool et vraiment sympa à lire (c'est même parfois drôle). Sa philosophie politique n'est pas désuète et frappe même par sa modernité (comment ça, c'est pas un scoop ?). Descartes n'est pas galère du tout, en tout cas dans cet ouvrage. Lecture simple et concise pour un monsieur de son siècle. Pierre Hadot est passionnant, drôle, sympathique ; je l'ai lu après Platon, pour mieux comprendre ses remarques.
Et puis Platon... c'est là que je me demande c'est quoi le mieux entre la khâgne lettres modernes et celle de philo. Si je pouvais, je me débrouillerais pour faire les deux, parce que ces deux matières sont synonymes de bonheur. D'accord, c'est encore les vacances, je n'ai pas encore commencé la "galère" prépa, et je ne sais même pas si je suis capable d'atteindre la khâgne, mais... je bave, c'est tout. En fait, lire Platon, c'est devenir amie avec Socrate. Un bien brave gars que j'aurais aimé connaître s'il était encore de ce monde (comme un tas d'autres auteurs et personnes illustres, d'ailleurs). L'apologie est touchante ; le Banquet est hilarant. Voir les différentes interprétations de l'amour... celle d'Aristophane, c'était déjà bien rigolo, mais avec Socrate... en fait, je me demande comment c'est possible d'argumenter avec lui. Il a toujours raison même quand c'est absurde (oui oui, le philosophe est le pré romantique qui veut atteindre l'amour mais ne le touchera jamais, même en restant son plus tendre admirateur... j'adore, Platon est vraiment un génie). Si la dialectique socratique se pratiquait encore (d'ailleurs c'est peut-être le cas, je n'en sais rien), je me demande bien ce que ça donnerait. J'aime bien aussi la description de Socrate comme le pauvre vieillard harcelé de jeunes beaux gosses : on croirait un magasine people guettant les acteurs "rangés" mais pourtant encore admirés par les plus fans. Blague à part, j'ai vraiment bien aimé ce livre, et je crois que je vais m'attaquer plus souvent aux oeuvres antiques, c'est passionnant.
Sur ce... on en reparlera.
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